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Tome deuxième.
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DEFRICHEMENT .

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Paris n’existent plus; alors les bois deVincennes, ceuxdes prés Saint-Gervais , Montmartre et Boulogne neformaient encore qu’une seule et même forêt.

A Clamecy (Nièvre ), il existait, depuis la montagnède Beaumont jusqu’au hameau de Moulot, un boisappartenant à la famille Faulquier, une des plus an-ciennes de cette ville, appelé la jorët de Feurquiau,donnant le titre de marquis à l’un des membres decette famille, mais en plaisanterie. Au milieu de cebois on rencontrait une fontaine qui a disparu entiè-rement lors du défrichement, opération mal entendue,même à ces époques où le bois abondait de toutesparts, car les terres y sont tellement maigres, qu’onn’en cultive qu’une très-petite partie; en bois, aucontraire, situés près d’une ville etquelque médiocresqu’ils pussent être , on en eut retiré un bien meilleurproduit que celui que rapportent aujourd’hui cesterres presque sans valeur.

A Druyes (Yonne ), oùles druides avaient un tem-ple (*) , les belles fontaines de cette ville antiquedonnaient le double d’eau : lorsque toutes les forêtsqui l’entouraient existaient, la vallée des Druyes, àAndries, n’était, à cette époque, qu’un vaste étang,même en été ; maintenant il y a des terres cultivées,des marais que l’on peut faucher et même quelquesparties de prés passables.

En résumé, si on récapitulait toutes les fontaines

(*) Au milieu du silence et des bois solitairesLa nature en secret leur ouvre des mystères.