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Tome deuxième.
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DEFIUCHEMEXT.

dangers. Si on défrichait les montagnes des Pyrénées ,des Cevennes, de l’Auvergne, du Jura, des Alpes , duMorvan et des Ardennes , nous verrions bientôt laGaronne, la Dordogne, la Loire, le Rhin, la Meuse et la Seine cesser de porter des bateaux : il faudrait 1 ,comme pour le Manzanarès à Madrid , en vendre lesponts pour avoir de l’eau.

Il est, aujourd’hui, établi, incontestablement,que nous avons trop défriché, notamment de-puis un siècle. La France de 1839 est loin de l’é-poque où Jules César fit la conquête des Gaules ettrouva, sur le territoire de Marseille , des bois propresaux constructions et, dans ses marches militaires, desforêts impénétrables où les druides exerçaient paisi-blement leur culte religieux et offraient un asile assuréà ceux qui cherchaient à se soustraire au joug' duconquérant. Depuis longtemps cet état de chosesn’existe plus ; les nombreuses générations qui sesont succédé ont détruit tant de bois , qu’on netrouve plus de forêts impénétrables en France , et quemaintenant les environs de Marseille n’offrent quedes pierres et des sables arides.

Paris , l’ancienne Lutèce , dont le nom indique unpays fangeux et de boue , était couvert de bois avantl’invasion des Romains : les anciennes chroniquesparlent de deux sources qui sortaient de la butteMontmartre et se dirigeaient vêts la Seine ; l’unepassait par la Madeleine et l’autre traversait lesterrains du faubourg Saint-Antoine; il n’y en a plusaucun vestige, parce que les bois qui couvraient