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Tome deuxième.
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DEFRICHEMENT .

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assez prudent pour arrêter la vente des forêts de l’État;dans cette confiance, nous les invitons à joindre leursefforts aux nôtres, afin de demander aux chambresque si la loi sur le défrichement des bois lui est im-posée, que ce soit, du moins, la dernière atteinte por-tée à cette précieuse propriété; que, désormais, lesforêts de l’État et celles de la couronne deviennent lesinsignes de notre puissance, qu’elles soient, en unmot, l’arche sainte à laquelle on ne pourrait touchersans encourir l’anathème national. Nous demande-rons aussi que l’on donne tous les soins possibles àl’amélioration de notre sol forestier; autrement, nousrestons convaincu que nous serions bientôt ex-posés à recourir à letranger, même pour notrechauffage domestique. En déboisant la France , onaurait, en outre, à craindre, nous n’en doutonspas un instant, la famine de temps en temps, le cho-léra et les autres maladies qui n’existent et ne sontpermanentes que dans les contrées privées de la fraî-cheur des forêts. L’expérience nous a prouvé que lecholéra a exercé ses plus grands ravages sur le borddes fleuves et rivières y aboutissant, ensuite dans lesgorges^des montagnes déboisées , et enfin sur les gran-des populations privées d’eau et d’abris contre le mau-vais air; au contraire, les habitants des bois en onttoujours été préservés, parce que les arbres raréfientl’air en se chargeant des miasmes pestilentiels qui,généralement, engendrent les maladies contagieuses.

Un défrichement, bien plus important, beaucoupplus sage, infiniment plus utile, enfin, vivement désiré