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DEFRICHEMENT.
par nos économistes et les vignicoles, qui aurait les ré-sultats les plus avantageux, ce serait celui de tou-tes les vignes basses, afin de rendre à la culture nosplus riches terrains envahis par les plants qui don-nent des vins détestables dont nous sommes empoi-sonnés tous les jours, particulièrement en voyage. Laculture des mauvais vins, sans aucun doute, paralysecelle des bons ; il serait bien temps que les plantationsde vignes se fissent exclusivement sur les coteaux,ainsi que l’avait ordonné Louis XIV . Le propriétaire,le négociant et le consommateur y gagneraient soustous les rapports.
La vigne n’est pas indigène en France ; elle y a étéimportée par l’empereur Tacite; elle fut cultivée, dèsle principe, par les moines sur des terrains pierreuxdont on voit encore les vestiges dans nos grandsvignobles; la vigne fut d’abord plantée sur les cimesdes montagnes, dans les endroits les plus ingrats etles plus solitaires, parce que les moines, dont la plu-part sortaient de la classe ouvrière, se retiraient paraustérité dans les lieux les plus sauvages et, par con-séquent, les plus rebelles à la culture; ils ne pou-vaient y vivre, même en travaillant beaucoup, maisla charité chrétienne, alors très-fervente, subvenaità tous leurs besoins. Creuser une terre rocailleuse,en extraire la pierre et les cailloux, puis ensuite enremplir les trous avec des terres et des engrais, tellesétaient, après leurs prières, leurs occupations favo-rites et de tous les jours; travail improductif, il estvrai, et qui n’aurait pas donné au travailleur la valeur