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DEFRICHEMENT.
facilement, de novembre à mars, de ces ouvriersnomades, et à des prix assez modérés. L’acacia,l’érable, le charme, le chêne et Forme sont les boisles plus durs à arracher. Les bois blancs vivant à lasuperficie de la terre s’extirpent très-aisément.
Un ouvrier intelligent laboure son terrain d’abordà la bêche ou à la pioche, suivant le sol, par tranchéesouvertes de 12 à 1 5 pouces (325 à 406 mil.) de pro-fondeur, à partir du terrain non défoncé.
Mesuré avec la sonde sur le défrichement, il enfaudrait le double, parce que la terre, en sc divisant,se gonfle, notamment lorsqu’elle est piochée à fond;dans cette profondeur elle diminue de prés de moitié,en peu de jours, par suite de son propre poids et dela pression des pluies. L’ouvrier, pour arriver jus-qu’aux souches et en taillant ainsi en plein, suit lesprincipales racines jusqu’à leurs dernières ramifica-tions, et, déplaçant la terre à mesure, il enlève suc-cessivement et sans efforts toutes les grosses et petitesracines, même jusqu’au chevelu de l’arbre qu’il laissesur la superficie du terrain et qu’on ramasse ensuitequand le tout est nettoyé par les pluies et séché parle soleil, de manière à ce qu’il ne reste plus de terreaprès ou peu.
Par ce profond décombre, nous le répétons, il ex-trait toutes les racines et radicules, sans en excepterle chevelu qu’il a trouvé sur son passage; une foisarrivé au tronc ^ qui se trouve alors sans soutien , ille déracine facilement, et, au moyen d’une cordeattachée aux branches , il dirige l’arbre du cô.té