DÉFRICHEMENT.
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toutefois, à un défrichement quelconque, qu’à chargeet condition expresses d’en replanter, au moins, ledouble sur les coteaux et montagnes , et encore nousne voudrions étendre cette faculté qu’aux buissons ouboqueteaux, traces et lisières nuisibles à l’agriculture,et enfin à quelques parties dans les vallées et en plainequi n’alimenteraient aucune source, qui seraientprès des ruisseaux ou rivières et ne seraient nullementen position de garantir les populations d’avalancheset des ravages de l’eau. Dans cette idée et sous les ré-serves ci-dessous exprimées, nous allons indiquer lemode de défrichement qui nous semble le plus certain,le plus prompt et le plus avantageux.
Un défrichement près des villes et dans les contréesoù le bois vaut jusqu’à 12 et 1 5 fr. le stère se fait or-dinairement pour la moitié des troncs ou racines, et,s’il y a du taillis et des baliveaux, on se les réserve en-tièrement ; mais, lorsque le stère de bois n’est qu’à10 fr., on ne défriche qu’en donnant la totalité aumoins ou les deux tiers des troncs, culées et racines.Quand ces dernières marchandises ont peu de valeur,l’opération souvent revient fort cher; elle se fait à laperche; dans ce cas, tous les résidus appartiennent aupropriétaire. Cela coûte de 500 à 700 fr. l’hectare ,7 francs l’are, ou 2 francs 50 cent, à 3 francs 50 c. laperche. Les pionniers auvergnats ou de l’Ardèche sonttrès-habiles pour ces sortes de travaux ; on se procure