Band 
Tome deuxième.
Seite
395
JPEG-Download
 

DEFRICHEMENT .

395

qui s’usent ou ne peuvent faire une pareille dé-pense (*).

Avec des pionniers ou gens qui ne savent pas fa-çonner les bois, on doit donner par entreprisel’exploitation des arbres arrachés à des bûcherons deprofession, qui mettent en moulées, charbonnages etbourrées, toute leur défroque au fur et à mesure deleur abatage. On gagne toujours à ce que les façonssoient bien faites, par cette raison que marchandiseparée est à moitié vendue.

Il y a deux manières d’arracher un bois : la pre-mière consiste à faire attention de mettre en bon or-dre et exploi t er avec les bras d’ouvriers habiles le jeunebois par avance, mais laissant, cependant, tout cequi a plus de 15 pouces (406 mil.) de tour pour êtrearraché sur pied ; la seconde , à n’exploiter la su-perficie qu’après avoir arraché tout jusqu’aux pluspetites racines.

Le premier mode, en mettant les arracheurs à lasuite des exploitation et vidange de la superficie, estle plus prompt, et les façons mieux soignées, il estvrai, parce que chacun travaille dans sa partie. Toutouvrier qui a de la force peut arracher un arbre sanssavoir même faire un fagot, mais de cette manière ily a plus de perte ; il est facile de concevoir que la scie,notamment quand elle peut mordre sur les racines,

(*) On peut se procurer cet instrument, à Paris , maison de l’Orme-Saint-Gervais, pour le prix de 15 à 20 fr., chez M. Gauthier, rueFran-çois-Miron, n° 6, ainsi que chez les forts quincailliers de province.(Voir lig. n° 29.)