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Tome deuxième.
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DEFRICHEMENT.

fait de plus beau bois, et les troncs, quand on peutles laisser avec la bûche de pied, gagnent beaucoup,tandis que l’entaille de la cognée fait une perte de8 p. 0/0 au moins.

Par ce premier mode on peut sortir et vendre unetrès-grande partie des marchandises avant que leterrain soit défoncé, et même les mettre en chantierdans un des coins du terrain à défoncer, au fur et àmesure de l’exploitation.

Au contraire, par le second, tout est en travail à lafois et pêle-mêle, de telle manière qu’il n’y a pointde possibilité d’aborder les terrains qui dépendent dudéfrichement.

Ces deux modes de défricher présentent chacun desavantages que les diverses positions, les circons-tances et les localités surtout peuvent seules ré-soudre.

Le mode de commencer par tout arracher sansrien couper par le pied est, sans contredit, dans lescontrées où les bois se coupent à 1 ou 2 pouces au-dessus de terre (3 à 6 cent.), le plus profitable, s’il estbien dirigé et si les ouvriers sont en nombre suffisant :il y a, toutefois, à craindre la confusion et la lenteurd’une exploitation qui se trouve fort embrouillée parla chute des arbres, en un mot par l’embarras de toutavoir à faire à la fois ; cependant le premier mode prèsde Paris et environs, comme dans tous les pays où lebois est très-recherché et, par conséquent, où les ou-vriers ont l’habitude de couper en pot, c’est-à-diresur racines et profondément, surtout quand on ne