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Tome deuxième.
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DEFRICHEMENT .

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et, si l’arracheur ne peut se charger de cette quantitéde 12 pavillons pour son usage ni en trouver le dé-bit, il est de l’intérêt du propriétaire, pour activerson défrichement, de lui racheter sa moitié, qu’ilpourra, d’ailleurs, au besoin, transformer en char-bon, s’il ne juge pas à propos d’en tirer parti autre-ment, et dont il pourra enfin se défaire plus aisémentque l’arracheur, parce qu’il a plus que celui-ci lemoyen d’en attendre la vente , d’autant qu’à 8 à10 fr. le pavillon il y a avantage à le convertir encharbon, opération à laquelle l’ouvrier ne peut selivrer.

L’entreprise du défrichement à la perche oblige àune grande surveillance ; on doit donc suivre active-ment les travaux de l’ouvrier et y prendre d’autantplus d’attention que cet ouvrier, nécessairement do-miné par son intérêt personnel, peut quelquefoisn’enlever que le gazon, et, lorsqu’on veut semer descéréales, on se trouve obligé de faire procéder à unsecond défrichement ; ceci nous est arrivé.

Le mode le plus convenable et propre à mettre enbon état le terrain, c’est le défrichement, à raison de 5à 9 fr. du pavillon ; tout arracher sans rien excepter,même le chevelu des arbres qu’on a, toutefois, grandintérêt d’abandonner à l’ouvrier, pour qu’il n’enbourre pas ses pavillons en compagnie de bois mort,et même de ramilles ; ces faibles résidus devenant sapropriété, il les cherche plus avidement, et il enrésulte que, plus l’ouvrier laboure profondément,plus il extirpe et poursuit les fortes racines, alors