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DÉFRICHEMENT.
plus il y a de pavillons à livrer et plus il y croit ga-gner; en outre, n’a-t-il qu’un pavillon de fait, il peuten demander le montant ou toucher dessus un fort à-compte; ce qui accommode souvent très-bien cetteclasse nécessiteuse.
A la perche, au contraire, on ne peut en donner quede très-faibles, et souvent ils sont perdus lorsqu’ilarrive que le travail n’est qu’à moitié fait, c’est-à-dire qu’il se trouve dans un tel état d’imperfectionqu’il faut le recommencer, et cela dans une saison oùles ouvriers sont rares et se payent très-cher.
A Theil, près Sens (Yonne), 32 lieues de Paris ,nous avons assisté au défrichement d’un parc auxprix suivants, avec la condition de fouiller le terrainde 12 à 15 pouces de profondeur; cependant l’opéra-tion ne s’est faite qu’à 7 et 9 pouces seulement.
Les allées et quinconces ont été payés; dans les au-naies et peupliers, à 4 f. 50 c. le pavillon ou 9 f. lacorde, les essences d’orme, chêne et platane, à 13 f. lacorde, 6 fr. 50 c. le pavillon; en plein bois, 8 fr.,le pavillon.
L’arrachage à la perche, du plein bois, de toutesessences, 2 fr. 25 c. la perche ou 225 fr. l’arpent de51 ares 7 centiares. A ce prix, l’ouvrier du pays nepourrait y gagner sa subsistance du jour, tandis quele pionnier du Vivarais et de l’Auvergne y trouveraitd’assez bonnes journées.
Ces prix, à la vérité, sont bas et ne sont point ceuxd’une profitable exploitation ; le bon marché revientsouvent fort cher : aussi ils ont donné lieu à des con-