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Au moyen de l’abandon fait des fouillis, le prix de lafaçon du pavillon fut réduit de 12 fr. à 8 fr., et l’ou-vrier, quoique gagnant moins, fit aussi bien l’arra-chage; les pavillons étaient en meilleure qualité,mais non encore sans fraude : il n’y a pas d’ouvrierplus adroit et plus à surveiller que celui des environsde Paris .
Outre des bourrées entières mises avec une adresseinfinie au milieu de pavillons réunis, nous avonstrouvé des souches énormes non fendues et jusqu’àdes tertres de terre s’élevant presque à la hauteur dupavillon.
Par toutes ces fraudes, l’ouvrier gagne outre me-sure sans en profiter; seulement il travaille moins ettient beaucoup plus longtemps au cabaret.
En définitive, pour favoriser et hâter un défriche-ment, il faut donner un prix tel que l’ouvrier puissegagner au moins 2 à 3 fr. par jour, à cause de l’usureet casse de ses outils, et, en outre, pour l’aider et en-courager à faire provision, par avance, d’outils indis-pensables pour cette opération, comme passe-partout,grandes scies à deux mains, coins de fer et de mail-loches ou pidance en bois sec , particulièrement enracines ou pieds de charme, orme-tortillard, pom-mier et autres impropres à la fente* quand on n’apas de ces essences, de 3 à h ans de coupe ; on enmet au four de fraîchement coupées pour les durcir,alors elles peuvent remplacer celles séchées par letemps.