EXTRAIT DE
17
CONCERNANT LE COMMERCE DES BOIS,
DU MOIS d’aout 1669 .
Donné à Saint-Germain-en-Laye, au mois d’aoftt, 1609.
Louis, par la grâce de Dieu, roi de Fiance et de Navarre, à tous pré-sents et à venir, salut.
Quoique le désordre qui s’était glissé dans les eaux et forets de notreroyaume fût si universel et si invétéré que le remède eu paraissaitpresque impossible, néanmoins le ciel a tellement favorisé l’applicationde huit années que nous avons données au rétablissement de celte nobleet précieuse partie de notre domaine, que nous la voyons au jourd’hui enétat de refleurir plus que jamais, et de produire avec abondance aupublic tous les avantages qu’il en peut espérer, soit pour les commo-dités de la vie privée, soit pour les nécessités de la guerre, ou enfin pourl’ornement de la paix et l’accroissement du commerce par les voyagesde long cours dans toutes les parties du monde. Mais comme il ne suffitpas d’avoir rétabli l’ordre et la discipline, si, par de bon» et sages règle-ments, on ne l’assure pour en faire passer le fruit à la postérité, nous avonsestimé qu’il était de notre justice, pour consommer un ouvrage si utileet si nécessaire , de nous faire rapporter toutes les ordonnances ,tant anciennes que nouvelles, qui concernent la matière, afin que, lesayant conférées avec les avis qui nous ont été envoyés d«es provinces parles commissaires départis pour la reformation des eaux et forêts, nouspuissions sur le tout former un corps de lois claires, précises et cer-taines, qui dissipent toute l’obscurité des précédentes-, et ne laissentplus de prétextes ou d’excuse à ceux qui pourront tomber en faute.