PROLOGUE.
Depuis long-temps les événements mémo-rables qui signalèrent le commencement findix-neuvième siècle avaient retenti dans leschamps Élyséens. Les ombres de Pitt, de Thu-gut, celles de Kléber, de Moreau, de Nelson,de Lannes, et de tant d’autres braves moissonnésdans les combats, y avaient déjà porté milleversions différentes sur les combinaisons aux-quelles on attribuait tant de victoires et de re-vers. Les illustres habitants de ces régions mys-térieuses attendaient avec impatience l’arrivéede l’homme extraordinaire qui avait été le prin-cipal moteur de ces événements, et qui setdpouvait en expliquer l’ensemble.
Déjà la nouvelle de son exil à Sainte-Hélèneet du traitement barbare qu’il y essuyait faisaitprévoir sa prochaine fin. Déjà la Parque homi-cide venait de saisir ses ciseaux.... l’impitoyableAtropos ne pouvait laisser échapper une si belleproie.
Enfin le 5 mai 1821, le ciel pur et serein de