CHAP. VIH. CAMPAGNE DE l8o5. IO7Brest avec le y e corps, ayant plus de chemin àI faire, fut destiné à couvrir notre droite ducôté des Grisons et à garder l’espace entre le; Rhin et le haut Danube .
Si les Autrichiens avaient commis une fautegrave en prenant trop tôt l’initiative, ils étaientdu moins excusables par l’espoir qu’ils avaienteu d’entraîner la Bavière de gré ou de forcedans leur parti ; mais lorsque le départ de lacour de Munich et de son armée pour Wurtz-bourg eut détruit cette espérance, on necomprend pas qu’ils aient poursuivi leur mar-che jusqu’à Ulm, et qu’ils y soient restés. S’ilsavaient le moindre renseignement de la rapi-dité avec laquelle mes colonnes volaient deBoulogne sur le Rhin , ils seraient impardon-nables d’avoir compromis le succès de la cam-pagne , en engageant partiellement des forcesdont l’accord seul pouvait faire triompher lacoalition : s’ils l’ignoraient, la chose était encoreplus absurde, car toute la France et l’Allema-gne le savaient.
Je ne perdis pas une minute pour punirMack de cette bévue. Nous étions établis sur
plusieurs points du territoire neutralisé par les Prussiens:en 1800, Starray et Augereau combattirent aussi vers Nu-remberg , sur le même territoire.
Mon arméetourne ladroite desAutrichiensà Dona-werth, et sejette surleurs der-rières.