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Tome deuxième.
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l3o NAPOLÉON AU TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.

La postérité, plus éclairée que nous sur lescombinaisons de Mack et du cabinet de Vienne,départira à chacun d’eux la portion de blâmequi leur appartient. On a dit que Mack avait aumilieu de son armée un parti puissant qui lui envoulait, qu’il fut contrarié et mal obéi, qu’ondissémina son armée malgré lui. Tout cela estfort possible ; mais un général en chef ne doit pasconsentir à être l’instrument de la perte de sonarmée; quand on le place entre le déshonneuret la gloire, entre le salut de l’état et la perte deson armée, il doit savoir prendre un parti dignede lui. Mack, confiné dans Ulm, aurait dû aumoins tenter de sortir pour suivre Jellachichvers Fussen : il est toujours temps de capitulerhonteusement sans brûler une amorce.

Une armée de 80 mille hommes se trouvaitainsi détruite comme d’un coi ip de baguette,sans grande bataille et sans qu’il m’en eût coûtésix mille hommes. Le début de la campagneétait brillant; mais rien n’était décidé, si nousne parvenions à battre les Russes qui arrivaientà marches forcées au secours de leurs alliés.Avant même que Mack eût remis Ulm, je fispartir Soult pour Landsberg et Munich ; Lanneset Murat prirent la même direction aussitôtaprès la défaite de l’archiduc Ferdinand,a Prusse Malgré tous nos succès, ma position allait