CHAP. VIII. CAMPAGNE DE 1 8o5. 12g
«empires ont une fin, lui dis-je, et l’empereur« doit frémir à la seule pensée que le temps de« la maison de Lorraine pourrait être venu. »J’avais quelque droit d’être superbe, après desévénements si glorieux, uniquement dus à l’ha-bileté de mes combinaisons; mais ce sentimentn’entrait pour rien dans mes discours. Je vou-lais imprimer la terreur à Vienne et y dicterla paix. J’ai toujours été plein de confiancedans ma supériorité, mais l’orgueil ne m’a pointaveuglé. Toutefois cette sortie faite dans un butpardonnable péchait par la forme, et je sentisque j’aurais pu m’en dispenser.
De toute l’armée de Mack, le corps de Kien-mayer, l’archiduc Ferdinand avec 3 mille che-vaux, et la division Jellachich, avaient seuls puse soustraire à la destruction ; encore la der-nière, échappée d’Ulm sur la route de Fussen,étant demeurée à la garde de ces défilés duTyrol, ne tarda-t-elle pas à y être enveloppée.
L’archiduc, après avoir abandonné Werneck à son sort, suivit d’abord le chemin de Nurem-berg, puis se rabattit ensuite sur l’Altmuhl etDonawerth pour gagner la route de Chain. Il fitsuivre le chemin de Nuremberg à son arrière-garde afin de tromper Murat, parvint ainsi à luifaire perdre ses traces, et rentra en Bohême avec2 à 3 mille chevaux.
Sort des débris de l’ar-mée deMack.
il.
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