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Tome deuxième.
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l36 N A PO LÉON AU TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.

il n’y avait pas à balancer. J’ai mieux jugé quemes censeurs, en sentant que mon intérêt étaitde battre successivement des corps si éloignés.J’étais supérieur dans les batailles, je devais leschercher. Si je perdais une affaire, je pouvais éva-cuer jusqu’au Danube , ou m’en remettre à lamédiation de la Prusse , que j’aurais alors renduearbitre des négociations.

En occupant Vienne, je faisais trembler Ber-lin ; je profitais des ressources immenses del’Autriche ; je rompais tout concert entre l’ar-mée russe et l’archiduc Charles ; j’étais maîtrede tous les mouvements. Il faut que l’envie dedénigrer soit bien forte pour tirer des conclu-sions aussi fausses que celles des détracteurs dece projet. Si les Prussiens marchaient en Souabe ,l’archiduc Charles sur la haute Autriche , et l’çm-pereur Alexandre sur le Danube , se poster surl’Inn , c’eût été choisir le point où ces trois massespouvaient concerter leurs opérations et leurassigner un point commun. Passe encore qu’oneût conseillé cette position, si le motif eût étéde se mettre à l’abri d’être tourné par les Prus-siens ; mais on serait tourné sur l’Inn aussi-bienqu’à Vienne , dès que l’ennemi se placerait surle haut Danube et sur les communications avecla France . D’ailleurs, lorsque ma marche surVienne fut décidée, j’ignorais encore le parti