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Tome deuxième.
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CH AP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. 1 3 *]

que prendrait la Prusse. Elle criait très-haut ; maisquand on veut la guerre, on fait moins de bruit,et je savais qu’au fond elle désirait atteindre sonbut par des menaces. J’avais l’intention de luioffrir une satisfaction convenable ; ce ne futqu’au milieu de novembre quelle parut sérieu-sement pencher pour nos ennemis.

L’empereur Alexandre, instruit de la sensa-tion produite à la cour de Berlin par l’événementd’Anspach , avait jugé à propos de se rendre danscette ville, certain qu’il entraînerait, par ses ma-nières séduisantes, un prince qui avait résisté jus-que là à toutes les séductions de sa diplomatie.Un traité fut signé le 3 novembre entre ces deuxpuissances, et je n’en eus la certitude qu’à l’ar-rivée du comte Giulay à mon quartier-généralaux portes de Vienne.

Reprenons mon mouvement sur cette capitale.Je suivis avec le gros de mon armée la rive droitedu Danube . Deux corps marchaient par les mon-tagnes , autant pour couvrir la marche que pourtourner les fortes rivières qui coupent cetteroute. Nous serrions l’ennemi de si près quemalgré l’excellente position de la Traun , il nenous arrêta pas une minute, et nous abandonnala ville de Lintz avec son beau pont sur le Da-nube . Il n’était pas difficile de juger tout leparti que j’en pouvais tirer. Je résolus aussitôt

L’empereurAlexandrese rend àBerlin ettraite avecla Prusse .