l4t> NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
puis le traité de Lunéville , formait la limite desdeux empires; la ville de Vérone se trouvait cou-pée en deux ; nous occupions la partie située à larive droite; les Autrichiens tenaiént l’autre moi-tié et les châteaux forts : on avait coupé deux îarches des ponts.
instructions Au moment du passage du Rhin par mon ar-
à ^Masséna. m ® e ? j’estimai que Mack serait détruit ou forcé à •une prompte retraite jusqu’à l’Inn, et que tôt outard l’archiduc serait appelé à un mouvementrétrograde. Soit pour lui ôter l’idée de passerl’Adige , soit pour être mieux à même de l’atta-quer, j’engageai Masséna à s’emparer de la partie !de Vérone appartenant à l’Autriche , à fairerétablir les ponts, et à s’établir à St.-Michel dansune position resserrée entre l’Adige et les mon-tagnes , où la supériorité numérique de l’ennemilui serait peu avantageuse ; à moins qu’il n’osâtpasser l’Adige plus bas; ce qui eût été une deces manœuvres audacieuses, à laquelle nousn’étions point habitués de sa part. Masséna s’ac- .quitta à merveille de cette tâche délicate : il sesaisit de Vérone et des ponts le 17 octobre, et 5déboucha conformément à mes ordres. ■
L’archiduc, plus occupé de sa sûreté que de .la conquête de l’Italie , avait fait hérisser de re- jtranchements la célèbre position de Caldiero et *de Colognola, formée, comme 011 sait, d’un con- '