CHAP. VIII. CAMPAGNE DE 1 8 o 5 . 189
leur partie forte ; la troisième, d’employer unearmée dans le Tyrol, où elle resta spectatricede la défaite des autres jusqu’à ce que son tourfût venu. L’arohiduc Charles devait avoir au-delàde 100 mille hommes sans compter les garnisonset les corps du Tyrol. Il est probable que cettearmée ne se trouva pas en mesure à l’ouverturede la campagne, autrement on ne concevraitpas pourquoi elle ne passa pas l’Adige le jourmême ou Mack franchit l’Inn. Peut-être l’archi-duc dut-il attendre que la jonction de Rutusofet de Mack fût opérée sur le Lech ; mais ce n’enétait pas moins une fausse combinaison. A laguerre, ilfaut agir partout où l’on se trouve plusen mesure et plus en forces que l’ennemi. L’ar-chiduc, prenant l’initiative, eût rejeté Massénaderrière le Mincio et peut-êre derrière le Pô. Sice succès n’eût pas sauvé Mack, si même il eûtaugmenté la distance que le prince aurait ensuiteà parcourir pour revenir au secours de la mo-narchie menacée , il n’en est pas moins vrai quecela eût fait une heureuse diversion dès les pre-miers jours d’octobre, et que l’archiduc, instruitpar le Tyrol des événements d’Ulin, eût pu serabattre plus à son aise sur la Carinthie sans êtrepressé comme il le fut. Loin de prendre l’initiative,les Autrichiens en laissèrent l’avantage à Masséna.Les armées étaient séparées par l’Adige, qui, de-