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Tome deuxième.
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CHAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. l5lqu’aux portes de Stein : mais ce succès, qui luivalut quelques centaines de prisonniers, le me-nait à sa perte ; car au même instant la divisionDoctorof, conduite par le général Schmidt, leplus habile des chefs d’état-major autrichiens,descendait par les montagnes derrière Dirnstein,et lui fermait la porte de ce terrible défilé, enmême temps que le général Essen renforçaitMiloradowich avec ses réserves et se jetait defront sur le plateau de Loïben : un miracle seulpouvait le sauver. Mortier s’était rendu au-devantde la division Dupont, à laquelle il avait ordonnéd’accélérer sa marche : en revenant à celle deGazan, il trouva l’ennemi devant et derrière elle,et eut beaucoup de peine à la rejoindre en met-tant l’épée à la main.

Placé dans l’alternative de se faire jour ou demourir, il se décida à se frayer une issue. Lachose n’était pas facile : le chemin de Loïben àDirnstein passe entre deux hautes murailles quioccupent une partie du profond défilé formé parles montagnes et le Danube ; les bataillons deDoctorof, massés dans ce gouffre en colonnetrès-profonde, n’offraient guère le moyen de lesenfoncer ; on ne pouvait passer que très-difficile-ment à droite ou à gauche à cause des montagneset du fleuve. Le major Henriod, à la tête du100 e régiment, se précipite sur la tête de la co-