l5a NAPOLÉON AU TRIBLNAL 1)E CÉSAR , ETC.
lonne ennemie; on s’égorge à la baïonnette: deuxde nos pièces chargées à mitraille battent entreles murs dans tout le prolongement, et fontd’autant plus d’effet que les Russes , n’ayant putraîner un seid canon avec eux, n’ont d’autrearme que leur baïonnette. Le général Schimdt estfrappé à mort par une de ces décharges. Doctorofn’était pas homme à lâcher facilement prise ;mais bientôt la brigade qu’il a détachée en amontdu Danube pour assurer ses propres communi-cations dans ce coupe-gorge est attaquée par ladivision Dupont. Doctorof se trouve ainsi lui-même entre deux feux, dans la situation où ilcomptait placer Mortier ; il ne lui reste que peude minutes pour s’écouler par le ravin qu’il asuivi en descendant des montagnes ; car, si Du-pont pénètre jusqu’à l’entrée de ce ravin, c’enest fait de la colonne russe, qui n’a point d’ar-tillerie et ne saurait lutter. Elle se met en re-traite en toute hâte ; Mortier refoule son arrière-garde avec une facilité qui le surprend, et àpeine a-t-il dépassé Dirnstein qu’au lieu d’enne-mis il rencontre la colonne de Dupont. On peutaisément se dépeindre l’effet électrique que dutproduire sur nos soldats la vue de leurs cama-rades et de leurs libérateurs ! Mais ceux qui sesont trouvés à la guerre dans des situations pa-reilles peuvent seuls en apprécier tout le charme.