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CIIAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5.chaîne de Bohême et les montagnes secondai-res de la haute Autriche, Vienne est peut-être,après Constantinople et Naples , la capitale laplus agréablement située de l’Europe . Ayantservi long-temps de boulevard à l’Allemagne contre les rois de Hongrie et les Turcs, elleavait toujours été place de guerre et bien for-tifiée. Prise par les Hongrois au milieu duXIII e siècle, elle avait dès lors résisté à tous sesennemis : chacun sait le fameux siège quellesoutint, en i683, contre les Turcs, où, malgré lavaillance de ses défenseurs commandés par lecomte de Stahremberg, elle eût succombé sousles coups du visir Riuperli, si les Polonais, con-duits par le grand Sobieski, n’avaient volé à sonsecours, et défait entièrement l’armée ottomane dans une grande bataille sous les murs mêmes dela ville. Cet événement, qui sauva l’Europe ducroissant, comme Charles Martel l’avait délivréedes Maures dans les plaines de Tours , eût mé-rité aux Polonais plus de reconnaissance de lapart de l’Autriche. L’ancienne enceinte de Vienne était fortement bastionnée, même du côté durivage du Danube : elle contient environ ioomille habitants ; mais d’immenses faubourgs,construits à mesure de l’accroissement de la po-pulation , en contiennent le double et l’entourentdans un espace de plus de 8000 toises. O11 les