État decette ville.
154 NAPOLÉON AL TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
la route de Moravie , avant que Kutusof ne pûtla gagner de Krems.
J’étais stimulé de plus en plus par le retourdu comte Giulay à mon quartier-général (12 no-vembre ) ; au lieu de m’apporter l’adhésion deson souverain, aux conditions que je lui avaisproposées, il venait m’annoncer que la Prusses’était enfin décidée, le 3 novembre, à faire causecommune avec les Russes et les Autrichiens. Jeconnaissais la lenteur et l’irrésolution de ce ca-binet ; j’étais en mesure de frapper un grandcoup et de porter la terreur en Europe en m’em-parant de Vienne ; cela suffirait pour détournerl’orage. D’ailleurs l’occupation de cette capitaleforcerait l’archiduc Charles à se diriger vers laHongrie et ouvrirait ma communication avecMasséna; dès lors je n’avais point à m’inquiéterde celle de Souahe si les Prussiens la menaçaient.
Pour réussir dans un si hardi dessein, il fallaitun concours de circonstances inouïes ; la for-tune me servit au-delà de toute espérance. Jeportai, le 1 3 , mon quartier-général àBurkersdorf ;Murat et Lannes arrivèrent devant Vienne , con-formément à mes instructions.
Bâtie dans le superbe bassin formé au sud parles Alpes de Styrie , à l’est par les monts Cra-packs, et à l’ouest par le mont Bisamberg , par la