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Tome deuxième.
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CHAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. I

divisions d’infanterie hissant des bottes de pailleallumées au bout de grandes perches, me don-nèrent une illumination dont le coup-d’oeil à lafois imposant et bizarre avait quelque chose demajestueux. C’était le premier anniversaire demon couronnement ! !

L’aspect de ces feux me rappela le souvenir desfagots de sarments avec lesquels Annibal trompales Romains, et les bivouacs du camp de Lieg-nitz qui avaient sauvé l’armée de Frédéric endonnant le change à Daunn et à Laudon. À monpassage devant chaque régiment, les cris de vivel'empereur] retentissent, et, répétés de loin enloin par chaque corps à mesure que j’avançais, ilsvont porter dans le camp ennemi les preuvesde l’enthousiasme qui anime nos soldats. Jamaisscène guerrière ne présenta une pompe plussolennelle; et chaque soldat partageait la con-fiance que ce dévouement devait m’inspirer.

Cette ligne, que je parcourus jusqu’à minuit,s’étendait depuis Kobelnitz jusqu’au Santon. Lecorps de Soult en formait la droite ; placé entreSokelnitz et Puntowitz, il se trouvait ainsi enface du centre de l’ennemi. Bernadotte bivoua-quait derrière Girskowitz, Murat à gauche de eevillage, et Lannes à cheval sur la chaussée deBrunn ; mes réserves s’établissent en arrière deSoult et de Bernadotte .

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II.