Disposi-tions des al-liés pour labataille.
l8o NAPOLÉON AU TRIBUNAL DR CÉSAR, ETC.
en colonnes d’attaque dans le fond de Puntowitz.Je demande au maréchal combien de temps illui faut pour gagner les hauteurs de Pratzen ;il me promet d’y être en moins de vingt minu-tes. — Attendons encore, lui répondis-je...quand l’ennemi fait un faux mouvement, il fautse garder de l’interrompre.
Bientôt la fusillade s’engage plus vivement ducôté de Sokelnitz et Telnitz ; un aide-de-campm’annonce que l’ennemi en débouche avec desforces menaçantes : c’était ce que j’attendais ; jedonne le signal ; aussitôt Murat, Lannes, Berna-dotte, Soult, s’élancent au galop. Je monte aussià cheval pour me transporter au centre ; en pas-sant devant les troupes je les excite de nouveauen leur disant : L’ennemi vient se livrer impru-demment a vos coups, terminez la campagnepar un coup de tonnerre. Les cris de vivelempereur ! attestent qu’on m’a compris et de-viennent le véritable signal de l’attaque ; avantde la raconter, voyons ce qui se passait à l’arméedes alliés.
S’il faut en croire la disposition projetée parWeyrotlier, leur dessein était d’agir tactique-ment sur le même plan qu’ils auraient d’abordvoulu exécuter par des manoeuvres stratégiques;c’est-à-dire, d’opérer un effort par leur gaucherenforcée pour gagner ma droite, me couper