CHAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. l8lla route de Vienne et me refouler battu surBrunn. Bien que ma destinée ne fût pas atta-chée à cette route, et que je lui eusse préféré,comme je l’ai déjà dit, celle de Bohème, il estcertain toutefois que ce projet ne laissait pasd’offrir des chances en faveur des alliés : mais,pour qu’il réussît, il ne fallait pas isoler cettegauche agissante; il était essentiel au contrairede la faire suivre successivement par le centreet la droite qui se fussent prolongés dans lamême direction. Weyrother, ainsi qu’il l’avaitfait à Rivoli, manœuvra par les deux ailes, oudu moins, si ce ne fut pas son projet, il agitde manière à le faire croire.
La gauche sous Buxhowden, composée del’avant-garde de Kienmayer et des trois divisionsrusses, Doctoroff, Langeron, et Pribichefski,comptait 3o mille hommes ; elle dut s’avanceren trois colonnes des hauteurs de Pratzen parAujest sur Telnitz et Sokelnitz, franchir le ruis-seau qui forme deux lacs à la gauche et se ra-battre sur Turas.
La 4 e colonne sous les ordres de Kolowrath,avec laquelle marchait le quartier-général, for-mait le centre ; elle devait s’avancer par Pratzenvers Kobelnitz, un peu en arrière de la 3 e ; ellese composait de 12 minces bataillons russes sous