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Tome deuxième.
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CHAP. VIII. CAMPAGNE 1)E 1 8ü5. I 99

ces combinées en Toscane et prendre mon ar-mée d’Italie à revers. Eugène, afin de tenir têteà ce nouvel ennemi, fut obligé de rassemblerce qu’il put de troupes franco -italiennes avecles gardes nationales du royaume, aux frontièresde la marche d’Ancône .

Ainsi égarée par une haine aveugle, la reinesacrifia son peuple, sa famille, sa couronne,dans le seul espoir de me nuire. Tout hommeimpartial conviendra que, par cette conduite,elle autorisait d’avance ce qu’il plairait au vain-queur de décider de son sort. Si j’avais été vaincu,cette levée de boucliers m’eût causé de grandsembarras en Italie ; vainqueur, je ne fus pas fâ-ché d’avoir un prétexte d’en finir, et de procurerainsi une couronne à un de mes frères enme débarrassant d’un ennemi implacable. Leroyaume de Naples devait entrer franchement,dans le système de la France et de l’Espagne ,comme à l’époque du pacte de famille. Dès quela reine était le seul obstacle à l’adoption de cesystème, il fallait qu’elle en portât la peine.

Le lendemain même du traité de Presbourg (27 décembre), je lançai mon décret d’anathèmesur cette cour inconsidérée ; je déclarai qu’elleavait cessé de régner. Masséna avait déjà reçu l’or-dre, aussitôt après l’armistice, de compléter lecorps de St.-Cyr à 3 o mille hommes et de le diriger