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Tome deuxième.
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de Naples a cessé derégner.

198 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

conduite inconcevable, la mesure de la hainequ’elle me portait. J’avais conclu, le 21 septem-bre , une convention de neutralité avec le mar-quis de Gallo, son ministre à Paris : ce traité, quidevait éloigner de son pays le fléau de la guerreet me donner la disposition du corps de St.-Cyrqui l’occupait, était à l’avantage de tous deux,etfut ratifié par le roi le 8 octobre. Cette transac-tion , qui semblait sauver le royaume de Naples ,mit son gouvernement dans la plus fausse posi-tion. Avant qu’elle ne fût signée, la reine Caro-line avait remué ciel et terre pour intéresser l’An-gleterre, la Russie et l’Autriche à son sort: le plandes coalisés avait stipulé le débarquement de 12mille Russes et de 6 mille Anglais , auxquels oncomptait joindre 25 mille Napolitains, et s’avan-cer sur le Pô pour délivrer l’Italie . Ces forcesparurent en effet au milieu de novembre dans larade de Naples . Les recevoir au mépris des en-gagements pris récemment avec moi, c’étaits’exposer à mon juste courroux ; repousser desalliés qu’on avait sollicités n’était guère plusloyal. Ferdinand, selon sa coutume, hésitait,mais les sentiments haineux de la reine l’em-portèrent: non contente de recevoir les coalisés,le 20 novembre, elle fit tout pour entraîner Fer-dinand à joindre son armée à leurs troupes. Unplan d’opération fut arrêté pour porter ces for-