Je place descouronnessur la têtedes diffé-rents mem-bres de mafamille.
232 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR , ETC.
corps de mon armée lui imposèrent d’autantplus que la sienne était dans le plus granddélabrement , et qu’on avait vainement at-tendu les prisonniers de l’armée de Mack pourla réorganiser. L’état de nullité où se trouvaitcette puissance et la déclaration de guerre dela Prusse aux Anglais me rendant ainsi maîtrede l’Allemagne , je résolus de profiter d’uneposition qui ne se représenterait peut-être ja-mais pour m’assurer sur le continent l’ascendantqui devait m’en rendre l’arbitre, et me donnertous les moyens de triompher dans ma querellemaritime.
J’avais déjà préludé à l’exécution de ce sys-tème en plaçant mes frères sur des trônes quidevaient à la fois relever le lustre de ma familleet mettre les états voisins dans une dépendanceplus directe. Le trône impérial était héréditairedans ma famille : elle commençait ainsi unedynastie nouvelle que le temps devait consacrer,comme il a légitimité toutes les autres ; car de-puis Charlemagne, aucune couronne n’avait étédonnée avec autant de solennité : je l’avaisreçue du vœu des peuples et de la sanction del’église. Ma famille, appelée à régner, ne devaitpas rester dans les rangs de la société ; c’eût étéun contre-sens.
Nous étions riches en conquêtes ; il fallait lier