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Tome deuxième.
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CH A P. IX. CAMPAGNE DE 1 806. 'lllS

peu près d’égal à égal, tandis que j’avais plutôtdes vassaux que des alliés, et que je faisais plutôtdes décrets que des traités.

Pour donner à mon ouvrage une base plussolide, j’aurais peut-être mieux fait de décernerla présidence de la confédération du Rhin à laPrusse , au lieu de la donner à un prince faibledont l’héritier, accablé de mes bienfaits, m’en asi mal récompensé. La nation prussienne et lacour, également gagnées par une telle faveur, sefussent probablement rattachées franchement àmes destinées. J’aurais eu des alliés fidèles depuisle Rhin jusqu’au Niémen ; et, appuyé sur une tellebase, j’aurais pu tout entreprendre. On dira peut-être que c’eût été détruire inutilement la puis-sance de l’Autriche pour en élever une aussi re-doutable à sa place. Rien n’est moins vrai !l’Autriche seule conservait a4 millions de sujetssans l’empire germanique; la Prusse, au con-traire, n’en avait pas io millions avec le Hanovre ;or la présidence d’une fédération de rois qui encompterait à peine autant, n’ajouterait pas enproportion à sa puissance positive. Outre cela, laPrusse m’eût été redevable de cette grandeur,et l’Autriche ne m’était redevable que de l’avoirfait déchoir; ce qui devait apporter une grandedifférence dans leurs sentiments. La Prusse, éle-vée dans l’empire aux dépens de l’influence au

J'aurais dùdonner à laPrusse laprésidencede la confé-dération.