a46 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
trichienne, eût été en rivalité éternelle avec lacour de Vienne : elle se fût jetée dans nos braspour un siècle. Enfin, si jamais ma politique yétait intéressée, il eût suffi d’un mot de moipour que ces princes de la confédération devins-sent autant d’adversaires de leur président.
Ce n’était pas tout que de songer à l’extérieur,il fallait consolider mon ouvrage en donnant àla France des institutions conformes au nouvelordre social qu’elle avait adopté, comme l’a ditun homme qui m’avait bien jugé : « Il fallait« créer mon siècle pour moi, comme je l’avais« été pour lui.
« Il fallait être législateur après avoir été
« Il n’était plus possible de faire reculer la« révolution ; car c’exit été soumettre de nouveau« les forts aux faibles, ce qui est contre nature.« Il fallait donc en saisir l’esprit, pour y accom-« moder un système analogue de législation. Je« crois y être parvenu. Ce système me survivra,« et j’ai laissé à l’Europe un héritage qu’elle ne« pourrait répudier, sans tomber dans la barba-« rie ou dans l’anarchie.
« Il n’y avait en réalité dans l’état qu’une vaste« démocratie, lïienée par une dictature. Cette« espèce de gouvernement est commode pour« l’exécution ; mais elle est d’une nature tempo-