Cil AP. IX. CAMPAGNE DE 1806. 3 ig
Le réfuge que Blücher avait cherché derrièrela Trave ne pouvait retarder sa perte que d’unjour, car la neutralité du Danemarck ne lui lais-sait aucune issue; il fut forcé de mettre bas lesarmes le lendemain à Rathenau avec les io millehommes qui lui restaient.
L’anéantissement des armées prussiennes n’é-tait pas l’unique résultat de la bataille d’Iéna :le découragement qui s’empara de tous les mi-litaires prussiens fit encore tomber les boulevardsles plus formidables de la monarchie. A ceux quenous avons déjà cités se joignit bientôt la placeimportante de Magdebourg avec 18 à 20 millehommes de garnison et six cents pièces de ca-non; elle ne résista guère mieux que les autres,et après quelques heures de bombardement, levieux Kleist se rendit à Ney dont la force n’excé-dait pas celle de la garnison.
Hameln et Nienbourg se rendirent aussi à lapremière sommation d’une division gallo-batavesous les ordres de Savary.
Tandis que mes lieutenants poursuivaientdans toutes les directions les débris de l’arméeprussienne, j’étais resté à Berlin , ne pouvantrien à une guerre d’avant-garde qui se faisait àla fois dans toutes les directions. J’a vais d’ailleursà pourvoir à l’administration des grands états quenous venions de conquérir, à presser les mesures
Blucher capilule.
Prise
de Magde-bourg.