320 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
capables de nous y maintenir, à passer la revuedes corps qui venaient remplacer nos pertes etaugmenter nos moyens , enfin à rêver auxmoyens de profiter de tant de succès.
Ce fut de Berlin même que je lançai le décretfoudroyant en réprésailles à l’ordre du conseilbritannique qui mettait les ports de la Mancheen état de blocus. xâu fond ce blocus sur le pa-pier était assez insignifiant, puisque l’Angleterreavait assez de vaisseaux pour l’opérer réellement,et que c’était avec des escadres seules qu’onpourrait le lever, s’il était formé par des escadres;mais c’était la forme et le principe qui étaientcontraires au droit des gens.
Le droit maritime dans toute l’étendue quel’Angleterre même avait osé lui donner, autorisaitle droit de visite pour s’assurer que le bâtimentétait bien réellement de la nation dont il arboraitle pavillon, et qu’il ne portait pas de contre-bande, c’est-à-dire de munitions navales. Il in-terdisait aussi l’entrée des ports bloqués assezétroitement pour qu’il y eût danger de pénétrer,et les navires qui, avertis de ne pas entrer , vou-laient le faire par ruse , étaient saisissables. Pouropérer un blocus réel il fallait donc un nombresuffisant de bâtiments de guerre devant chaqueport militaire ou marchand.
L’arrêté du conseil, déclarant toute la côte de