CHAI’. IX. CAMPAGNE DE 1 806.
taient une force au moins égale à la sienne,n’était pas une entreprise sans difficultés, pourpeu que le prince d’Anhalt-Pless qui lui était op-posé fut un homme de tête et de cœur. La pre-mière ne fit qu’un simulacre de résistance; il n’enfut pas de même des autres qui, mieux com-mandées, furent aussi beaucoup mieux défen-dues.
Ainsi se termina la guerre de sept semaines,bien différente de celle de sept ans. Jamais vic-toire n’avait eu de pareils résultats. Dans ce courtespace de temps, ma puissance s’était élancée,pour ainsi dire, des bords du Rhin à.ceux de laVistule . Cent mille prisonniers, 4 mille pièces decanon, six grandes places et plusieurs autresmoins considérables, tels étaient les trophéesd’une habile manœuvre, de l’impétueuse valeurde mon armée et de l’inexpérience de nos ad-versaires. Quoi qu’en dise l’élégant écrivain duprécis des événements militaires, ces succès nefurent que le résultat d’une habile applicationdes principes de la guerre, de ma part, et d’unoubli total de ces principes de la part de mesennemis. Vouloir nier l’existence et l’influencede ces principes, c’est nier le soleil; c’est prouverqu’on n’a pas compris la guerre. Mon génie n’aconsisté qu’à les appliquer presque constamment,et à donner à cette application toute L'étendue
Résulta Kimmensesde la gnerrde sept seniaines.