CÏÏAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 331
sionné, chevaleresque et léger : tout se fait chezeux par inspiration, et rien par système. Leurenthousiasme est grand , mais ils ne savent ni lerégler ni le perpétuer. Ceux qui ont suivi mesdrapeaux ont été d’une fidélité et d’une valeuradmirables ; je leur en paie ici les tributs dema reconnaissance : mais comme nation, la Po-logne eût pu faire davantage. Ce n’est pas lafaute des hommes , c’est celle des choses. Si laPologne avait eu un tiers-état plus puissant et plusnombreux, elle se fût levée en masse pour nous.Peut-être qu’en donnant aux Polonais un plan,un système, un point d’appui plus solide que lamaison de Saxe, ils auraient pu se former avecle temps et se maintenir par eux-mêmes. Quoiquemon caractère ne m’ait jamais porté à faire leschoses à demi, je n’ai cependant fait que celaen Pologne , et je m’en suis mal trouvé; mais cefut la faute de ma situation politique, on nesaurait me l’imputer en rien.
Je mis à profit le séjour que je fis à Posen , ensignant la paix avec l’électeur de Saxe, et en ren-forçant, de cet ancien allié de la France , le sys-tème de la Confédération du Rhin . Un premiercontingent de 8 mille hommes se mit en marchepour me joindre sur la Vistule . Je donnai aussi ladernière main aux mesures nécessaires pour as-surer nos derrières.
Mesurespour assurerles derrièresde l’armée.