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Tome deuxième.
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330 NAPOLEON AU TRIBUNAL 1)K CÉSAR, ETC.des Prussiens humiliés, et qu’un revers de mouarmée eût fait revoler aux combats.

Kocziusko se trouvait depuis plusieurs annéesà Paris , je l’appelai près de moi ; mais il se sou-ciait peu de renouveler une levée de bouclierpartielle. Il demandait la restauration formelleet complète de sa patrie, et je ne pouvais pasm’engager trop loin en proclamant la résolutionde relever un royaume dont l’Autriche avait ac-caparé le tiers. C’était à la fois fermer la porteà tout rapprochement avec la Russie et m’attirerl’Autriche sur les bras. Je me contentai d’en-voyer Dombrowski et Zayonscheck à Posen ^pour les assurer de l’intérêt que je prendrais àleur pays, s’ils me secondaient, et leur annoncerque je les suivais de près. Je partis de Berlin le 24 novembre, et arrivai le 28 à Posen . J’yfus reçu avec un enthousiasme qui m’étonna etparut d’un heureux présage. On nous donna desfêtes qui auraient fait honneur aux plus brillantssalons de Paris . Je restai dans cette ville unequinzaine de jours : ce temps n’était pas perdu,puisque mes colonnes filaient dans cet intervallesur Varsovie , et qu’il me suffisait de quelquesjours pour arriver en poste aussitôt qu’elles.

Malgré l’espèce d’élan que je produisis à Po-sen et à Varsovie, les Polonais n’ont pas rem-pli entièrement mes vues. C’est un peuple pas-