CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 333
provisoires, les conscrits destinés aux différentscorps d’armée pour porter leurs bataillons aucomplet. Ce mode , qui centralisait la surveil-lance en évitant les petits détachements toujoursdangereux, donnait ainsi à une multitude d’hom-mes isolés toute la consistance d’une force arméerespectable. Quatre de ces régiments étaient déjàrendus à Berlin , où ils relevèrent les contingentsde Baden , de Wurtzbourg , et la légion du Nordformée de soldats hessois et prussiens, enrôlésvolontairement. Ceux-ci s’avancèrent entre l’O-der et la Vistule pour couvrir nos communica-tions et observer Colberg. Une division de cui-rassiers , tirée d’Italie et réunie à Leipsick sousle général d’Espagne, s’acheminait vers Posen et Thorn. Celle des grenadiers d’Oudinot, réor-ganisée à Berlin, prenait la direction de Varso-vie . Quatre autres régiments provisoires se for-maient à Mayence; et mon armée, ainsi alimen-tée successivement, trouvait dans cette organi-sation un recrutement certain et des colonnesmobiles qui assuraient ses derrières. Personnen’a entendu comme moi le mécanisme de cetteorganisation sur les derrières d’une armée, etces levées successives qui servaient d’alimentspériodiques aux régiments, et de réserves pourgarder notre ligne d’opérations.
Quand le roi de Prusse reçut à Kœnigsberg l’armistice signé à C-harlottenbourg par MM. Lu-
Le roi dePrusse re-jette l’armistiee.