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Tome deuxième.
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336 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DU CÉSAR, RTC.eussent été dirigées contre moi, la lutte eût étépénible à soutenir avec mon armée répanduedepuis le Hanovre jusqu’à Varsovie . Heureuse-ment je fus bientôt rassuré sur l’étendue desefforts qu’elle m’opposerait, lorsque je reçusla nouvelle de l’entrée du général Michelson enMoldavie , à la tête de 80 mille hommes.

Pour bien comprendre les motifs de cette in-vasion qui paraissait une faute, il est nécessairede reprendre les choses de plus haut. La Russie ,certaine que la Prusse nous ferait la guerre ,comptait y paraître en auxiliaire , comme ellel’avait fait en i8o5 pour l’Autriche ; elle se flat-tait ainsi de pousser les limites de son empirejusqu’au Danube , et l’Angleterre avait trop be-soin de son alliance pour ne pas la seconderdans ce projet. Il ne fallait pour cela qu’un mo-tif légitime de faire la guerre aux Turcs. L’in-fluence que Sébastiani prit sur le divan aussitôtaprès son arrivée, lui en fournit un prétexteplausible. Le premier soin de mon ambassadeuravait été, selon mes instructions, de faire ren-voyer les hospodars de Moldavie, Ypsilanti etMorusi, élus sous la protection de la Russie ,consacrée par le traité de Yassi. Celle-ci était endroit de réclamer, et le fit vivement : les me-naces du comte Italinski, appuyées de celles del’ambassadeur anglais , qui ne parlait de rienmoins que de faire bombarder Constantinople