CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 3 /JI
destinés à attaquer de front l’armée ennemie quiavait pris cette direction.
Le vieux Kamenski, sentant toute l’étendue dudanger dont il était menacé, ordonna une retraitegénérale par Ostrolenka sur Lomza . L’hiver étaittardif; il n’avait fait que des pluies continuelles ;le terrain bas où coule laNarew étaitun vaste ma-récage détrempé : les mouvements y devenaientpénibles. Le général russe, dont la tête se trouvaitaffaiblie par l’âge, craignant d’être arrêté par sonmatériel, ordonna d’abandonner l’artillerie si ellegênait la retraite, et il prit lui-même le chemin deLomza . L’ordre d’un tel sacrifice, qu’on ne croyaitpas nécessité par le salut de l’armée, souleva lesgénéraux qui commandaient sous lui. Ne croyantpas le danger aussi imminent, ils balancèrent ày obtempérer. Benningsen, qui commandait lapremière armée, la rassembla à Pultusk ; Bux-howden, commandant en chef la 2 e . armée,réunit la sienne à Makow; un corps assez consi-dérable , composé de détachements des deuxarmées, prit poste à Golymin.
Le 26 , le corps de Lannes , renforcé par la combat dedivision Gudin , attaqua l’armée de Benningsen lnhusk -à Pultusk. Le combat fut très-vif, nous obtîn-mes quelque avantage sur l’avant-garde ennemie ;mais quand on en vint à aborder la positionprincipale, le choc devint plus rude : la partie