34^ NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
n’était pas égale, et les Russes , profitant dela supériorité de leur immense artillerie, re-poussèrent les efforts de mon lieutenant. Aureste, je n’attachais pas une grande impor-tance au succès de ce combat : les coups déci-sifs devaient être portés à gauche ; Lannes, quivit son point d’honneur engagé, en jugea autre-ment, et perdit beaucoup d’hommes sans utilité.
Le même jour, j’attaquai Golyinin avec Da-voust et Augereau, soutenus par la cavalerie deMurat. Les Russes y firent bonne contenance ;leur première ligne, prise en flanc par Augereau,nous céda sa position; néanmoins ils se maintin-rent à Golymin jusqu’à la nuit : c’était plus fâ-cheux pour nous que la non réussite de l’attaquede Pultusk , bien que la retraite de Buxhowden durant la nuit ne se fît pas en très-bon ordre,et qu’il nous abandonnât une partie de son ca-non dans les boues.
Cependant je ne désespérais pas encore devoirréaliser le plan que j’avais conçu. Je comptaissur Soult, qui devait être rendu devant Makow,et se trouver établi sur les derrières des corpsrusses qui avaient combattu à Pultusk et à Go-lymin. Ney et Bessières le soutiendraient en ga-gnant Chicanow, et s’avançant en seconde lignesur la même direction. Je fus trompé dans monattente : il faisait un temps déplorable ; les che-