Je me dis-pose à pren-dre desquartiersd’hiver.
Mesuresprises pourassurer maposition.
344 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
d’hommes. Dans cette échauffourée, les Prussiens montrèrent un courage auquel nous n’étionsplus accoutumés, et mes Egyptiens s’immorta-lisèrent.
Les Russes nous ayant échappé , je n’avaisnulle envie de courir après eux , pour recom-mencer une nouvelle campagne, à une époquede l’année aussi défavorable aux grandes opé-rations. Les boues rendaient les transports im-possibles ; mes bataillons se fondaient, et 10mille blessés pour des.,affaires secondaires medonnaient à penser sur les suites de mon entre-prise. J’avais imaginé que le souvenir d’Auster-litz aurait ébranlé le moral de mes adversaires ;leur fermeté m’étonna , et ils déployèrent unetelle quantité de canons, que je sentis la néces-sité de rétablir la balance en augmentant monartillerie. Il importait donc , sous tous les rap-ports, de donner du repos à mes troupes quien avaient besoin. Je les fis cantonner entrel’Omulef, la Narew et l’Ukra : mon quartier-général et mes gardes revinrent à Varsovie .
Pour donner une bonne base à ce nouveauthéâtre d’opérations, j’ordonnai de mettre enétat les ouvrages de Thorn et le camp de Praga,si célèbre en 1794- On traça aussi des têtes depont à Modlin sur la Vistule et à Sierock surle Bug. Enfin, il fallait neutraliser les avantages