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Tome deuxième.
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CIIAP. X. CAMPAGNE DF. 1807. 343

inins étaient entièrement défoncés; en un mot,tout le pays n’était qu’une vaste fondrière oùnous enfoncions jusqu’au col. Cette circonstancesauva l’armée russe en ralentissant le mouvementde ma gauche. Soult ne put atteindre Makow,et les routes sur Rozan demeurèrent ouvertesaux ennemis : ils en profitèrent pour se retirersur Ostrolenka .

On prétend que cette retraite s’exécuta contrel’avis de Benningsen : ce général, trop occupéde ce qui se passait sou? ses yeux , avait entiè-rement perdu de vue l’ensemble des opérations.Pour avoir repoussé l’attaque d’un corps infé-rieur en nombre au sien , il croyait nous avoirvaincus, et demandait la permission de profiterde sa prétendue victoire en reprenant l’offensive.Ce fut un malheur pour nous qu’on ne l’ait paslaissé faire : la paix de Tilsit aurait eu lieu sixmois plus tôt.

De son côté, Ney, avant d’avoir reçu l’ordred’appuyer sur Chicanow, s’était lancé sur Soldau à la poursuite de Lestocq, qu’il chassa de cetteville. Le général prussien, s’apercevant qu’il n’a-vait affaire qu’à une avant-garde, remarche surelle à l’entrée de la nuit, et pénètre dans la ville ;un combat terrible s’engage ; enfin la valeur du6g e régiment l’emporte sur les efforts de l’en-nemi , qui est repoussé avec perte d’un millier