CHAP. X. CAMPAGNE I)E 1807. 35 1
6 mille paysans de la haute Silésie pour le dé-livrer. Les sages dispositions de Vandamme etla valeur de nos alliés triomphèrent de tousces obstacles. La forte gelée ayant pris les fosséspleins d’eau, Vandamme menaça d’un assaut : laplace capitula le 7 janvier, et la garnison de-meura prisonnière ; nous y capturâmes 3oopièces de canon. Brieg et Schweidnitz essuyè-rentlemême sort. Cette dernière place, qui avaitfait l’objet de plusieurs campagnes sous le grandroi, tomba en silence au bout de peu de jourssans que l’Europe même s’en aperçût. La nou-velle de ces conquêtes me consola des boues dePultusk . Je devais espérer qu’elle agirait puis-samment sur le cabinet de Vienne, en lui ôtanttout espoir d’appui en Silésie .
Les armées principales ne jouirent pas long-temps du repos qu’elles se promettaient dansleurs cantonnements d’hiver: cherchant à éten-dre la sphère de mes approvisionnements et àfermer aux ennemis l’accès de Dantzick, j’avaispoussé le corps de Bernadotte sur Elbing . Neydevait couvrir l’intervalle qui nous séparerait ens’établissant à Mlava ; mais le défaut de vivreset un excès d’activité l’en firent sortir pourpousser jusqu’à Heilsberg. Benningsen, ayantréorganisé son armée et se voyant à la veille
Benningsenattaque magauche.