35a NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR , ETC.d’ètre renforcé par deux divisions venues ducorps de réserve, s’ébranla au milieu de janvier.Les uns prétendent, qu’ayant reçu l’ordre detout faire pour couvrir Kœnigsberg , derniernoyau qui restât de la monarchie prussienne etdernier asile de son roi , il fut déterminé parle mouvement de Ney à marcher par sa droitepour venir barrer le chemin de cette capitale ;d’autres pensent que le mouvement hasardédu 6 e corps lui fit concevoir l’espérance del’entamer. Quoi qu’il en soit, il résolut de sejeter sur ce corps; et, bien qu’il engageât ainsi sonarmée dans une fausse direction stratégique, ilest constant que, grâce à la trouée faite par ledépart de Ney, l’entreprise aurait pu nous de-venir fatale, si elle eût été exécutée plus habile-ment et plus vigoureusement.
Ayant laissé le général Essen avec une divisionsur la Narew , où il fut bientôt joint par les deuxautres qui venaient du corps de Moldavie , Ben-ningsen se porta avec les sept divisions qui lui res-taient par Bischoffstein et Heilsberg sur Gutstadt ;indépendamment de ces divisions, les trois bri-gades légères des généraux Barclay, Baggavoutet Markof formaient un corps d’avant-garde sousles ordres du prince Bagration . Le corps prus-sien de Lestocq suivit ce mouvement en mar-