Je me porteavec toutemon arméeau secoursrie la gau-che.
354 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DK CÉSAIi, ETC.
fertilité à aucun autre de l’Europe ( 1 ). Je dési-rais gagner la belle saison, et craignais, s’ilvenait à dégeler, la répétition des scènes dePultusk : je ne voulais pas risquer un Pultava.Toutefois, j’entrevis aussitôt la possibilité defaire tourner ces contrariétés à notre plus grandavantage, en ressaisissant l’occasion qui nousavait échappé, de couper et d’anéantir l’arméerusse.
J’envoyai l’ordre à Bernadotte de continuerà attirer l’ennemi sur la Vistule . Il devait avoirpour point d’appui le petit corps d’armée quele maréchal Lefebvre venait de réunir à Thorn.Tous les autres corps reçurent ordre de lever leurscantonnements. Le 3i janvier, celui de Lannesse réunit à Brock ; Davoust à Mysynitz ; Soxdtet la cavalerie à Willenberg, et Augereau àNeidenbourg; enfin celui de Ney se rapprocha deWillenberg où j’établis mon quartier-général. Le
(1) La vieille Prusse offre à côté de la Pologne le plusbeau triomphe de la civilisation sur la barbarie, et des lu-mières sur l’obscurantisme. D’un côté, des villes nombreuses,industrieuses, dans l’aisance, des fermes riches, une cultureadmirable; de l’autre, de chétifs hameaux , des huttes àcôté de quelque palais, et pourtant le sol ne diffère enrien. Les mœurs, le gouvernement et la religion , voilà cequi constitue les nations.