CHAP. X. CAMPAGJVK 1)E 1807. 355
corps de Lanncs demeura sur la Narew , pourcouvrir mes derrières et contenir les troupes queles Russes avaient laissées sur cette rivière. Avecmes quatre autres corps et la cavalerie, je ré-solus de marcher sur les derrières de Benningsendans l’espérance de lui faire éprouver le sort desPrussiens à Iéna .
Le i er février, nous nous mimes en marche;et, le 3, je me trouvai à Allenstein avec la ca-valerie et les colonnes de Soult, d’Augereau etde Ney; Davoust arrivait à Wartenberg.
Tout semblait concourir à la réussite de mesprojets. Benningsen avait donné tète baisséedans le piège ; son attention était fixée sur Ber-nadotte, qu’il poursuivait franchement. Il couraiten aveugle à sa perte. Un hasard très-malheu-reux pour nous vint l’éclairer sur sa position etme ravir le fruit d’une des plus belles combi-naisons que j’aie faites. Un aide-de-camp dépêchépar Berthier à Bernadotte se laissa prendre parles Cosaques. Ses papiers, qu’il n’eut pas l’adressede détruire , apprirent aux Russes nos projets etles dangers dont ils étaient menacés. Us se hâ-tèrent de regagner à marches forcées leurs com-munications. A ce malheur, il faut ajouter queBernadotte n’ayant point reçu mon ordre, nefit rien de ce qui lui était prescrit.
Un officierpris dévoilemon projet.
Soult com-bat à Berg-frted.