Combat deLandsberg.
356 NAPOLÉON AU TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.
à Jonkowo; leur gauche appuyée à l’Aile. LesPrussiens, qui s’étaient portés plus à droite, seconcentrèrent à Osterode.
Cependant, je ne désespérais pas encore detourner la gauche des ennemis. J’établis le grosde mes forces en face de leur armée à Jonkowo,et je dirigeai ma droite aux ordres de Soult par-la droite de l’Aile, sur le pont de Bergfried,situé au-delà de leur flanc. Si Soult avait pudéboucher à Bergfried sur les derrières des Rus-ses, . la journée eût été décisive ; mais ils défen-dirent le pont avec tant d’opiniâtreté, qu’il nousfut impossible de nous en emparer avant lanuit. Benningseri profita de l’obscurité pour seretirer à Wolfsdorf.
Contrarié de voir que l’ennemi nous échappaitencore, je voulus du moins le pousser vivement.Il continua sa retraite par Frauendorf et Lands-berg sur Preuss-Eylau. Son arrière-garde, en-tamée le 4 et I e 5, le fut plus sérieusementle 6 à Hof et à Landsberg. Il est vrai quelle s’ymaintint avec beaucoup d’aplomb contre legrand-duc de Berg, qui s’obstinait à faire passerles brigades l’une après l’autre par le défilé d’unruisseau marécageux. Enfin les cuirassiers ren-versèrent tout devant eux, sabrèrent deux ba-taillons et firent i5oo prisonniers.