36o NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.ondulée, mais bornée de trois côtés par un ter-rain plus accidenté, et des collines entre lesquellesse trouvent plusieurs lacs. Le froid avait été as-sez vif pour prendre ces lacs de manière à ceque toutes les armes pussent y manœuvrer; et,comme ils étaient couverts de neige, on exécutades charges de cavalerie sur leur surface sanss’en apercevoir d’abord. Notre position dominaitcelle'de l’ennemi; à la gauche seulement il avaitl’avantage des^hauteurs de Saussgarten, qu’il neconserva que momentanément, parce qu’ellesétaient trop loin du corps de bataille.
A l’exception de l’artillerie, nos forces étaientégales ; toutefois il paraissait difficile que l’ordrearrivât assez tôt à Ney pour qu’il pût s’engager,et Davoust ne le pouvait qu’au milieu du jour.L’ennemi était donc mieux en mesure que nous.Cependant j’espérais la victoire, paéce que jecomptais sur le découragement d’une arméepoursuivie] l’épée dans les reins depuis quatrejours. Mais le soldat russe est surtout remarquabledans les revers ; le lendemain d’une défaite il a lameme contenance 'que le lendemain d’une vic-toire. Ces gens-là se battirent comme des forcenés.
Belle corne- Je dois aussi rendre justice aux miens, ils firentU Souit. de des miracles. Soult soutint seul le premier effortde l’ennemi ; il ne fallait rien moins que les bra-ves d’Austerlitz pour résister à un pareil choc.