Band 
Tome deuxième.
Seite
361
JPEG-Download
 

CHAP. X. CAMPAGNE DE 1 807. 361

La supériorité numérique du canon enneminous fut encore fatale ; et je compris que letemps où l’on allait conquérir un pays avec4o pièces, comme je l’avais fait à Marengo,était déjà bien loin de nous.

Soult avait considérablement souffert, quandle 7 e corps déboucha pour former notre centreet attaquer celui de l’ennemi. La cavalerie deMurat, renforcée de la division St.-Hilaire ducorps de Soult, appuyait à droite pour faciliterl’arrivée de Davoust. La neige tombait à si grosflocons que l’air en fut obscurci : on ne voyaitpas à deux pas.

Tandis que Touczkof s’opposait devant Eylauà la division Legrand, le général Doctorof fitavancer les deux grosses colonnes de la réservepour s’opposer à Augereau ; la division Essen manœuvra pour le prendre en flanc. Malheu-reusement ce corps d’armée donna sans s’endouter entre la réserve de cavalerie des Russes et celle de leur infanterie ; on ne s’en aperçutque quand les escadrons se trouvèrent pêle-mêleavec la i re division. On voulut former les car-rés ; il n’était plus temps : d’ailleurs les fusilstrempés ne faisaient pas feu ; et les troupesd’Augereau, assaillies de toutes parts, battuespar 4o pièces de position, devinrent victimesd’une funeste erreur. La division Desjardins fut

Désastre

d’Augereau